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Nice-Matin

Actualité Antibes

lundi 11 août 2008

Antibes : Une famille largue les amarres et change de vie

 Luc, Marie-Laure et Bastien (Clémentine était partie en vacances) un petit break au port d'Antibes où ils ont pris des cours de navigation pendant deux ans (ECCM) avant de retrouver leur catamaran construit en Afrique du Sud pour un voyage de trois ans sur l'eau.  :  Photo Frantz Bouton

Luc, Marie-Laure et Bastien (Clémentine était partie en vacances) un petit break au port d'Antibes où ils ont pris des cours de navigation pendant deux ans (ECCM) avant de retrouver leur catamaran construit en Afrique du Sud pour un voyage de trois ans sur l'eau. : Photo Frantz Bouton

La famille Peres, installée à Roquefort-les-Pins, a décidé de larguer les amarres. Une étape que beaucoup souhaiteraient vivre, mais ils n'arrivent pas à passer le cap. Un mélange de courage, d'inconscience, d'insouciance... Ils voyageront sur un catamaran, un Dean 441, construit en Afrique du Sud. Dans quelques jours, Luc, le père, s'y rendra et partira en convoyage à la fin du mois avec 6 personnes pour rejoindre le Brésil (21 jours plus tard). Où le reste de la troupe l'attendra. Ce sera alors le départ de la famille pour au moins trois ans de déconnexion. Avec un an de navigation et comme point de chute Nouméa (Nouvelle-Calédonie) et le Pacifique pour deux ans. Pendant cette aventure, leur maison sera louée.

Sur le bateau, Luc, son épouse Marie-Laure et leurs deux plus jeunes enfants : Clémentine (16 ans) et Bastien (12 ans). A bord, ce sera confort « avec une cabine pour chacun des enfants et une pour les amis en visite » explique Marie-Laure. « Ou pour une séance bouderie si on se chamaille » s'amuse Luc.

Depuis deux ans, les parents suivent les cours de l'ECCM

Ce bouleversement de vie, cette rupture de la routine c'est avant tout son rêve à lui. Resté dans un coin de la tête très longtemps, il éclôt il y a deux ans. À l'arrivée des 50 ans. Pour rompre avec la monotonie. Pour prendre le temps de vivre.

Il a fallu convaincre madame (elle n'aime pas l'eau ou la mer mais elle donne là une vraie preuve d'amour à son époux !) et les enfants. Aussi dans la cinquantaine, elle a dit banco « pour l'enrichissement personnel ».

Le couple suit depuis deux ans assidûment les cours de voile de l'ECCM (école de course croisière Méditerranée) à Antibes. « Nous ne sommes pas des marins, le bateau est pour nous un moyen de transport et un hôtel ». La prudence sera donc de mise. Ils pourront passer trois semaines à terre, avec vélos et matériel du campeur s'ils en ont envie en laissant le bateau au port.

Ils se sentent prêts, y compris à affronter les désagréments. « Il y a une question qui revient tout le temps dans notre entourage : et les pirates ?, glisse Luc. En fait, il faut appliquer les mêmes règles qu'à terre. Ne pas tenter, être passe-partout. A proximité de la Colombie, on sera en convoi par exemple ».

Et le retour dans la région, comment l'imaginent-ils ? C'est en suspens. Car s'ils adorent le coin, et qu'ils y ont le reste de la famille (3 autres grands enfants) si un endroit leur paraît être mieux, ils pourraient y poser leurs valises. Même s'ils avouent que « la barre est très haute ». Bon vent à cette famille en quête du monde !

Savoir +

Pour suivre leur épopée, leur laisser des messages : http://malucat.com

Ecole de course croisière Méditerranée (06. 88. 09. 61. 79).

Sophie Rambure
Nice-Matin